Un Port de Construction et de Réparation Navales existe par la qualité de ses infrastructures, la pertinence de ses choix d’aménagement, la compétence de ses équipes et la richesse de son tissu industriel. Ces éléments forment un environnement d’accueil complet, où chaque composante contribue à la réussite d’un arrêt technique, d’une opération de maintenance ou à la construction d’un navire.

Une capacité d’accueil en construction et réparation navales sans équivalent

Historiquement tourné vers l’accueil des navires de pêche et de fret, le Port de Concarneau – CRN dispose aujourd’hui d’un ensemble d’infrastructures complémentaires qui lui confèrent une capacité d’accueil particulièrement large.

Avant les années 2000, le site accueillait déjà une activité soutenue, avec plus de 300 navires par an au slipway et une quarantaine de navires par an à l’ascenseur. La création de la cale sèche en 2002 marque une étape structurante. Très rapidement sollicitée, elle accueille aujourd’hui jusqu’à une vingtaine de navires par an, séduits par ses aménagements modernes, dont une rampe d’accès facilitant les opérations.
En 2018, le slipway est remplacé par un élévateur à sangles de 400 tonnes, renforçant la polyvalence et la réactivité du port.

Ces équipements sont appuyés par un plan d’eau offrant 6 mètres de profondeur par rapport au zéro des cartes, un atout majeur pour les manœuvres et l’accueil de navires de tailles et de typologies variées.

Très demandée, la cale sèche conserve néanmoins une réelle souplesse d’exploitation, avec des créneaux disponibles aussi bien pour des urgences à court terme que pour des arrêts techniques programmés. Les limites dimensionnelles – jusqu’à 115m de longueur et 18m de largeur – sont appréciées au cas par cas, en fonction de la manœuvrabilité du navire, sous l’arbitrage de la Capitainerie.

Navires historiques : sablier (ex : Côtes de Bretagne, St Pierre), bateaux à passagers (ex : Gironde, Bac de l’Estuaire), bateaux de service d’état (ex : MCMV, Patrouilleur Océanique), remorqueur (ex : Abeille Bourbon), supply (ex : Bourbon Astyanax), tanker (ex : Cap Mejean), travaux maritimes (ex : Wind Of Pride, VOE Earl, Cable Vigilance), navires de recherche (ex : Atalante, Plastic Odyssey), yacht (ex : Yersin, Maricha III), voilier (ex : Belem), autre (ex : trimaran Race For Water) … 

La nouvelle porte de cale, associée à une équipe expérimentée, permet des délais d’accueil particulièrement courts, tant en préparation de la forme qu’entre l’arrivée du navire et le début des travaux à sec.

L’ascenseur à bateaux, aujourd’hui utilisé à 44% de sa capacité, constitue un équipement stratégique intermédiaire entre la cale sèche et l’élévateur à sangles. Il permet un soutien continu de la coque sur toute la longueur de la quille, avantage déterminant pour les coques « souples » dont les vieux gréements. Sa darse de 17,5m de large et sa capacité de levage de 2 000 tonnes ouvrent l’accueil à une grande diversité de navires.

Navires historiques : bateaux de pêche (ex : Danny Finn), bateaux de transport à la voile (ex : TOWT), travaux maritimes (ex : TSM Ouessant, Milouin), transport maritime (ex : Vaitere), remorqueur (ex : Typhon), vedettes de douane (ex : Kermorvan), vieux gréements (ex : Français, Stad Amsterdam, Hermione), bateaux à passagers (ex : Bangor, Enez Eussa, Vindilis), barge ou ponton (ex : Le Ter), tanker (ex : Florence B), porte de cale sèche (ex : Forme 3 de Lorient), yacht (ex : Ice Angel), catamaran (largeur inférieure à 17.5m) … 

L’élévateur à sangles de 400 tonnes, utilisé à 53% de sa capacité, se distingue par sa versatilité en matière de répartition de charges. Sa darse de 12m de large et sa fosse à quille de 3,5m permettent l’accueil de navires de pêche, de transport, de service public, de plaisance professionnelle, de voiliers classiques, de multicoques, d’IMOCA mâtés ou encore de navires de transport à la voile.

Navires historiques : bateaux de pêche (ex : P’tit Emile), transport maritime (ex : Molenez), vedettes de la SNSM (ex : Plac’h-Dolan), CTV (ex : HST Pool), bateaux école de la marine nationale (ex : la Ménagerie), bateaux à passagers (ex : Nevez Amzer), vedettes de gendarmerie (ex : Elorn), vieux gréements (Corentin, Marche Avec, Jane), classiques (ex : Skeaf, Moonbeam IV, Mariquita), catamarans (largeur inférieure à 12m, ex : WeExplore, Nautitec 40), IMOCA matés (ex : Apivia, V&B, Holcim PRB), voiliers d’exploration (Fleur Australe), transport à la voile (Persévérance, Grain de Sail II), porte de cale sèche (ex : Porte de la forme 3 de Lorient), ponton lourd (ex : ponton de Loctudy), yacht (ex : SY Path, Mamma’s) …

Enfin, la cale du Roudouic, exploitée par des ports à sec, complète le dispositif pour les navires de plaisance et de pêche jusqu’à 15m, 20t et 2,1m de tirant d’eau. Au-delà de ces caractéristiques, les infrastructures du port de Concarneau CRN fonctionnent de manière complémentaire, garantissant une solution adaptée à chaque navire. 

Un port pensé avec les armateurs, chantiers et prestataires navals

Les infrastructures du Port de Concarneau – CRN sont le fruit d’une réflexion menée de longue date avec ceux qui les utilisent. Armateurs, chantiers navals et prestataires techniques ont, au fil du temps, contribué à penser, dimensionner et faire évoluer les équipements, en lien direct avec les réalités opérationnelles.

Le Port est ainsi le reflet de son économie et de ses usages. Cette concertation permanente explique la cohérence de ses aménagements et leur adéquation aux besoins de la filière. 

Aujourd’hui encore, les acteurs du port participent activement à son évolution, dans une logique d’amélioration continue.

La CCI a joué un rôle structurant dans le développement du site, en s’appuyant sur l’écoute des usagers et des professionnels. Cette dynamique s’inscrit aujourd’hui dans une nouvelle phase, avec l’engagement de la Région, qui, dans le cadre du contrat de DSP, accompagne le port et finance une part majoritaire des investissements.

Actionnaires successifs de la société exploitante – SEMCAR hier, CARENCO aujourd’hui – les acteurs économiques locaux soutiennent le port aussi bien dans la gestion quotidienne que dans les investissements structurants, tout en partageant leur expertise en matière de gouvernance. 

L’exploitation du port par CARENCO repose sur une équipe resserrée de 9 personnes, appuyée par un réseau de compétences unique. Les infrastructures sont ainsi exploitées par une société indépendante des chantiers navals, garantissant à chaque armateur une totale liberté de choix. Travaux réalisés en interne, recours à des entreprises extérieures ou délégation complète : chacun définit son niveau de prestation, en toute indépendance.

Un berceau de compétences et de fournitures navales

Le Port de Concarneau, Construction et Réparation Navales, bénéficie d’un environnement maritime particulièrement dense. Cette concentration offre une grande réactivité et un large choix de compétences. Lorsque les besoins l’exigent, les entreprises situées à proximité de Concarneau sont habituées à intervenir sur le port, dans une parfaite continuité opérationnelle.

Cette richesse permet d’absorber des volumes d’activité importants, tout en maintenant un haut niveau de qualité de service. Plusieurs programmes peuvent ainsi être menés simultanément : maintenance de flottes (comme la Ménagerie), arrêts techniques complexes, constructions neuves ou transformations, sans ralentissement des opérations, y compris lors de périodes de forte activité.

Cette dynamique repose notamment sur une structuration collective forte, portée par trois associations professionnelles :

  • l’Interprofession du Port de Concarneau (IPC),
  • le Groupement des Professionnels du Nautisme de Concarneau (GPNC),
  • l’Association des Métiers de la Plaisance de Concarneau (AMPC).

Elles favorisent la coordination, les échanges et la représentation des acteurs, contribuant à la performance globale du site.

Pensé par et pour les professionnels du maritime, le Port de Concarneau, Construction et Réparation Navales, un port de la Région Bretagne, s’inscrit dans une logique d’efficacité opérationnelle. Ici, l’accueil n’appelle aucune réciproque : l’équipe de CARENCO, exploitant du Port, s’adapte aux besoins des armateurs, quels que soient leur pavillon, leur activité ou leur mode d’exploitation.

Ancien port majeur de pêche, Concarneau est aujourd’hui un site de référence en construction et réparation navales, porté par une histoire industrielle forte et des savoir-faire transmis depuis plusieurs générations. Ici, la mer structure les parcours professionnels autant que le territoire lui-même.

Plus qu’un outil portuaire, le Port de Concarneau CRN est un écosystème vivant, attractif pour les armateurs et les professionnels, où compétences et capacité d’accueil s’articulent naturellement.
Un port de Construction et Réparation Navales ne se décrète pas, il se construit par l’usage, l’expérience et la confiance, fruits des projets navals d’aujourd’hui et de demain.